En direct de Lisieux
Le week-end du 1er mai, sept néophytes et recommençants, membres du groupe du « Buisson ardent », ont participé à la retraite à Lisieux organisée par Élodie Soulard, vierge consacrée.
Du 1er au 3 mai, nous nous sommes réunis pour une retraite de récollection, organisée par Élodie Soulard, au cœur du sanctuaire de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face à Lisieux, sur le thème « Accueillir le Tout-Autre à l’intime de soi ».
À vrai dire, cela avait commencé un peu plus tôt. Quelques semaines auparavant, Thérèse nous avait déjà envoyé un signe à sa façon bien à elle, tout en douceur : une relique secondaire de la sainte, oubliée jusqu’alors, était (re)découverte au sein de notre paroisse par le père Jean-Marie !
À Lisieux, c’est au rythme de la prière – oraison, laudes, vêpres et complies – et de l’enseignement d’Élodie, que nous sommes allés à la rencontre de notre chère sainte, au cœur même de l’éveil de sa foi. Là nous avons reçu la force immense de son amour qui continue de saisir chacun et chacune d’entre nous au plus intime de nous-mêmes : au Carmel où la « petite » Thérèse priait, écrivait, peignait, lavait le linge, se déguisait et a aussi bien souffert ; dans la chapelle de la cathédrale où elle a prié pour empêcher le condamné à mort Pranzini de tomber en enfer ; dans sa chambre d’enfant de la maison des « Buissonnets ». On a pu s’étonner parfois : « c’est donc dans cet escalier tout étroit que Thérèse a reçu sa grâce de Noël ? ». Nous l’avons tous grimpé avec de la joie au cœur ce petit escalier !
Si certains sont arrivés à Lisieux avec du « bruit dans la tête », nous y avons rapidement tous trouvé la paix : par la prière dans l’oratoire de notre hébergement, lors de l’adoration de nuit au Carmel, ou encore en accompagnant la Vierge du Sourire – en la portant même pour Guillaume (!) – lors d’une procession aux flambeaux à la Basilique.
Il y eut des rencontres : le père Loys de Saint-Chamas (aumônier du Carmel), l’ermite confesseur de la cathédrale et un couple âgé qui y priait le chapelet, les sœurs malgaches du Foyer Louis et Zélie Martin… Et tout fut prétexte à enseignement : nous avons révisé (ou appris, c’est selon) les Mystères du Rosaire durant le chemin qui mène de la Basilique au Carmel, face aux statues du fronton de la Basilique, nous avons fait le point sur les Apôtres et c’est sur l’esplanade que nous avons révisé quelques grandes dates de l’histoire : rappelez-vous le 3 mai 1944, lorsque le Pape Pie XII proclame Sainte Thérèse « Patronne secondaire de la France ».
Des pétales de rose, nous en avons trouvé partout à Lisieux, à l’image de cet amour du Christ que Thérèse continue de nous transmettre. Cette retraite nous encourage à poursuivre ce chemin de prière et, tel un écureuil, à accumuler et à cultiver les grâces reçues pour pouvoir s’en nourrir en temps voulu. Nous gardons en mémoire l’homélie du Père Emmanuel Schwab (du 3 mai) qui rappelait que sainte Thérèse, recevant la grâce du sourire de la Vierge, comprend alors quelle est sa place – l’amour ! Il nous invite à trouver celle que Dieu nous a choisie dans le monde et dans l’Église.
Élisabeth, Lilie, Guillaume, Juliette, Maud, Nadine et Virginie tenons à remercier du fond du cœur Élodie pour avoir merveilleusement organisé cette retraite et pour son précieux enseignement.
Maud, néophyte






