Editorial de la semaine

Saint Joseph

A l’approche de la fête de saint Joseph, prenons le temps de relire la Lettre apostolique du Pape François à l’occasion du 150ème de la déclaration de saint Joseph comme patron de l’Église universelle :

« La grandeur de saint Joseph consiste dans le fait qu’il a été l’époux de Marie et le père adoptif de Jésus. Comme tel, il « se mit au service de tout le dessin salvifique », comme l’affirme saint Jean Chrysostome.

Saint Paul VI observe que sa paternité s’est exprimée concrètement dans le fait « d’avoir fait de sa vie un service, un sacrifice au mystère de l’incarnation et à la mission rédemptrice qui y est jointe ; d’avoir usé de l’autorité légale qui lui revenait sur la sainte Famille pour lui faire un don total de soi, de sa vie, de son travail ; d’avoir converti sa vocation humaine à l’amour domestique dans la surhumaine oblation de soi, de son cœur et de toute capacité d’amour mise au service du Messie germé dans sa maison ».

En raison de son rôle dans l’histoire du salut, saint Joseph est un père qui a toujours été aimé par le peuple chrétien comme le démontre le fait que, dans le monde entier, de nombreuses églises lui ont été dédiées. Plusieurs Instituts religieux, Confréries et groupes ecclésiaux sont inspirés de sa spiritualité et portent son nom, et diverses représentations sacrées se déroulent depuis des siècles en son honneur. De nombreux saints et saintes ont été ses dévots passionnés, parmi lesquels Thérèse d’Avila qui l’adopta comme avocat et intercesseur, se recommandant beaucoup à lui et recevant toutes les grâces qu’elle lui demandait ; encouragée par son expérience, la sainte persuadait les autres à lui être dévots.

Dans tout manuel de prière, on trouve des oraisons à saint Joseph. Des invocations particulières lui sont adressées tous les mercredis, et spécialement durant le mois de mars qui lui est traditionnellement dédié.

La confiance du peuple en saint Joseph est résumée dans l’expression « ite ad Joseph » qui fait référence au temps de la famine en Égypte quand les gens demandaient du pain au pharaon, et il répondait : « Allez trouver Joseph, et faites ce qu’il vous dira » (Gn 41, 55) . Il s’agit de Joseph, le fils de Jacob qui par jalousie avait été vendu par ses frères (Gn 37, 11-28) et qui – selon le récit biblique – est devenu par la suite vice-roi d’Égypte (Gn 41, 41-44) .

En tant que descendant de David (Mt 1, 16.20) , la racine dont devait germer Jésus selon la promesse faite à David par le prophète Nathan (2 S 7) , et comme époux de Marie de Nazareth, saint Joseph est la charnière qui unit l’Ancien et le Nouveau Testament.

Joseph a vu Jésus grandir jour après jour « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Lc 2, 52) . Tout comme le Seigneur avait fait avec Israël, « il lui a appris à marcher, en le tenant par la main : il était pour lui comme un père qui soulève un nourrisson tout contre sa joue, il se penchait vers lui pour lui donner à manger » (Os 11, 3-4).

Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu : « Comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint » (Ps 103, 13) .

Joseph aura sûrement entendu retentir dans la synagogue, durant la prière des Psaumes, que le Dieu d’Israël est un Dieu de tendresse,[11] qu’il est bon envers tous et que « sa tendresse est pour toutes ses œuvres » (Ps 145, 9) .

L’histoire du salut s’accomplit en « espérant contre toute espérance » (Rm 4, 18), à travers nos faiblesses. Nous pensons trop souvent que Dieu ne s’appuie que sur notre côté bon et gagnant, alors qu’en réalité la plus grande partie de ses desseins se réalise à travers et en dépit de notre faiblesse. C’est ce qui fait dire à saint Paul : « Pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » » (2 Co 12, 7-9) .

Si telle est la perspective de l’économie du salut, alors nous devons apprendre à accueillir notre faiblesse avec une profonde tendresse… »


Lettre apostolique du Pape François

Les informations paroissiales

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans Le Courrier ou La Lettre, diffusés toutes les semaines (sauf vacances scolaires).

Le Courrier est le bulletin paroissial imprimé sur papier que vous retrouvez sur les présentoirs à l’entrée des églises de Châtillon. Vous pouvez télécharger la version PDF depuis le site.

La Lettre est diffusée par mail. Vous pouvez vous abonner pour recevoir La Lettre directement dans votre boîte mail, en cliquant ici. La Lettre est aussi consultable en ligne ici sur le site.

Voici les liens directs vers les deux derniers bulletins d’informations paroissiales :

> La Lettre n°140 du jeudi 12 mars 2026
> La Lettre n°139 du jeudi 19 février 2026

Temps du Carême

Afin de nous conduire vers un chemin de Pâques, la paroisse vous propose :   Mercredi des Cendres : 18 février Le mercredi 18 février nous entrerons en carême. Trois messes et une célébration de la Parole sont proposées avec imposition des cendres : – à 7h, en l’église St-Philippe-St-Jacques – à 10h15, célébration de…

Lire la suite

Flux Evangile du jour

  • Évangile : « Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » (Mc 12, 28b- 34)

Saint du Jour

Messes
La Lettre

Toutes les semaines,

Toute l’actualité de la paroisse de Châtillon,

Directement dans votre boîte mail !

Eglise catholique dans les Hauts-de-Seine

Retrouvez toute l’actualité, toutes les propositions du Diocèse de Nanterre sur le site diocese92.fr.

LÉGUER à l’Église catholique dans les Hauts-de-Seine, un acte de foi

https://legs.diocese92.fr

Leg