Chers frères et sœurs en Christ, auriez-vous fait la même expérience que moi qu’au fur et à mesure que les jours raccourcissent inexorablement (à tel point qu’on se demande même comment est-ce possible qu’ils puissent raccourcir encore pendant un mois !), le cœur est porté plus facilement à la prière ? Est-ce la nature qui semble endormie ou notre corps fatigué par le froid et carencé en vitamine D qui nous pousse à rechercher une vitalité plus intérieure ? Ou bien est-ce l’attirance de la lampe symbolisant la présence de Dieu, qui éclaire notre coin de prière domestique qui se met à briller avec plus d’éclat quand il fait nuit ? Peut-être tout cela en même temps… toujours est-il que le temps de l’Avent arrive sous peu, l’Église nous invite à nous unir plus étroitement au mystère de la Vierge qui s’apprête à enfanter le Sauveur du monde, alors profitons de notre attrait naturel pour l’intériorité et préparons ce temps favorable qui s’ouvre à nous !
Par expérience, les (à peine) quatre semaines de l’Avent paraissent toujours trop courtes… il faut certes du temps pour s’installer dans un temps liturgique, et il est manifeste qu’à peine avoir goûté quelque peu aux délices de l’attente, l’Enfant divin se présente déjà devant nos yeux ébahis. Alors pour anticiper cela, il est bon de prévoir nos engagements en amont, par exemple : choisir une lecture pieuse qui nous accompagnera, porter une intention particulière, soigner la prière familiale… je vous encourage aussi à noter dans votre agenda quelques rendez-vous paroissiaux importants : une école de prière sera proposée chaque dimanche de 18h à 19h pour préparer la semaine qui suit sous divers angles de prière différente (prier avec la Bible, étude des 4 sens de l’Écriture, partage fraternel de la Parole de Dieu et prière d’oraison), ainsi qu’une soirée de louange et intercession le 16 décembre. Nous avons sans cesse besoin de nous renouveler dans la prière, et il est bon d’être nourris, formés et stimulés tous ensemble dans cet exercice !
Il est incontestable que l’Avent est particulièrement propice aux grâces divines, j’ai moi-même bénéficié de miraculeuses guérisons devant la crèche où l’Enfant-Jésus brillait encore par son absence. La grâce de ce temps qui nous prépare à la joie de Noël creuse en nous le désir du salut, dépoussière et désencombre notre « crèche intérieure » pour la présenter à Celui qui veut y renaître pour combler toute faim et toute soif et la rassasier de la joie du Ciel par Sa Présence.
Cette grâce nous pousse aussi à nous unir étroitement, jusqu’à le faire nôtre, le cri de l’humanité souffrante qui s’exclame par la bouche du prophète Isaïe: « Ah, si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! » (Is 63, 19). Par notre attente priante, soyons donc coopérateurs de l’Esprit Saint qui veut se frayer un chemin dans notre pâte humaine pour nous disposer à accueillir avec un cœur préparé le Roi de l’Univers, qui veut faire du « neuf » en nous et régner en Roi dans nos vies ! Bonne fête du Christ-Roi et bonne fin d’année liturgique à tous !
Élodie Soulard, ocv

